
Naoko scrute et dessine tout ce qu’elle voit. Elle s’intéresse aux animaux, aux plantes et aux objets du quotidien. Ce qui accroche son esprit, de façon consciente ou inconsciente, apparaît ensuite peu à peu dans le processus de création, de façon différente selon qu’il s’agit de la plaque gravée ou de la toile. Associés les uns aux autres, les différents éléments de ses compositions épurées, stylisées, forment un univers poétique et singulier propice à la narration et à la dérive de l’imagination.
L’influence des arts et de la civilisation japonaise se devine dans son travail fin, décalé et plein d’humour. En même temps, Naoko ne se défend pas de son amour pour la langue française, et de son plaisir à jouer avec ses expressions et ses mots pour composer des titres évocateurs, qui interpellent le spectateur et restent inscrits dans sa mémoire.